Qu’est-ce que le coaching « ontologique » ?

Publié par FCV le

Qu’est-ce que le coaching « ontologique » ? 

Cette appellation fait son apparition depuis quelques temps sur les réseaux sociaux et certains coachs s’en prévalent.  Est-ce une nouvelle pratique ? Le coaching « ontologique » répond-il à un manque, à un « angle mort » dans l’exercice du coaching et compense-t-il ainsi un vide dans la mise en œuvre d’un protocole ? Qu’est-ce que tente d’apporter et de préciser cette appellation coaching « ontologique » ? Que prétend-elle ?

Arrêtons-nous un instant sur le mot « ontologie ». Ce terme évoque ce qui est relatif à l’Être. Qu’entendons-nous par « l’Être » ? L’Être, par définition, englobe l’entièreté de la personne, rassemble la multiplicité de ce qui la compose, sans confusion, de façon distincte et interactive. Ainsi le coaching ontologique se propose d’accueillir la globalité de la personne qui exprime une demande d’être coachée. Ce que suggère cette appellation, c’est un coaching dont la priorité se porte sur la connaissance de soi avec une visée de développement personnel.

Sa démarche suppose d’accueillir non seulement le processus psychique de la personne mais aussi son expression verbale, émotionnelle, sensorielle, énergétique. Tout ce qui s’émeut, se ressent, s’élabore, transite dans et par le corps, est sensé faire cas dans la démarche ontologique. En poussant plus loin encore l’étendue philosophique du mot « ontologie », il est naturel de solliciter alors les besoins fondamentaux, les aspirations profondes de la personne. En somme, questionner l’Être dans sa profondeur…

Dans son déploiement le plus accompli, le coaching ontologique vise l’épanouissement global de la personne. Mais entre-nous, n’est-ce pas déjà ce que propose l’accompagnement coaching de vie depuis de nombreuses décennies ? Le coaching ontologique serait-il un doublon ? Une forme de redondance ? A ceci près que l’accompagnement coaching de vie ne se contente pas -si je puis dire- d’être aux côtés de la personne coachée dans ses différentes prises de conscience, découvertes et ouvertures intérieures.

Le coaching de vie est un coaching ontologique, mais pas que… La présence d’un dispositif relationnel d’accompagnement spécifique au coaching de vie, et je rappelle ici les étapes (demande-besoin-objectif de vie- réalisation de cet objectif-consolidation de l’ensemble de la démarche), invite la ou le bénéficiaire à ne pas se contenter de se connaître davantage ou de vivre une prise de conscience éclairant ainsi un vécu jusqu’alors méconnu. Élaborer et fixer un objectif de vie directement relié à un besoin profond, augure d’une démarche qui non seulement participe à une authentique connaissance de soi (comme peut le proposer le coaching ontologique) mais plus encore à incarner avec justesse des choix de vie signifiants et majeurs dans le quotidien.

Il ne suffit pas de prendre conscience de quelque chose pour que la vie devienne par enchantement autre ! Encore faut-il mettre en œuvre dans la vraie vie ce dont la personne coachée vient de prendre conscience. Pour qu’un changement opère et devienne concret, il est nécessaire d’incarner et de réaliser ce qui est juste pour soi. Cette étape cruciale caractérise et distingue le coaching de vie du coaching ontologique.

Faut-il pour autant désapprouver cette nouvelle appellation ? Je ne le pense pas… Elle fait partie du bouillonnement intellectuel et philosophique que connait depuis quelques années la grande et diversifiée famille coaching ! C’est une conséquence aussi de sa fulgurante percée auprès du grand public, des entreprises et des médias. Des coachs surgissent de toute part. Certains certifiés à la suite d’une formation sérieuse, d’autres pas… Conséquence inéluctable du libre exercice du coaching. Faut-il s’en réjouir ? La question est posée…

De multiples courants éducatifs, sociologiques, philosophiques animent et enrichissent ce jeune métier qu’est le coaching en général sous sa forme actuelle. Pour tous ceux qui se questionnent, rapprochez-vous des fédérations existantes. En coaching de vie, nous bénéficions de la FCV – Fédération de Coaching de Vie- qui a su, entre diverses démarches et actions, poser un cadre référentiel clair à la pratique du coaching de vie ainsi qu’un code déontologique, qui font aujourd’hui références.

Travailler ensemble sur la complexité du métier de coach de vie et à la professionnalisation des coachs en général, cela vaudra toujours mieux que d’entretenir d’éventuelles querelles d’intitulé. Qu’en pensez-vous ?

Roger DAULIN

Ecol’COACH

Organisme de formation au métier de coach de vie

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