Mais quelle est donc cette histoire d’une personne qui serait tombée 2000 fois ? Cela signifierait donc qu’elle se serait déjà relevée 1999 fois auparavant ! Ce qui donne l’espoir qu’elle pourrait peut-être se relever encore une 2000ième fois avant peut-être le succès, la réussite ?

S’agit-il d’une histoire de résilience ? De celle dont le public est friand : une histoire faite de souffrances et de courage avant la chute ou l’accomplissement final ?

Allez, j’arrête de te faire marcher… cette histoire c’est la tienne !

Tu es tombé.e 2000 fois

D’après des études sur le sujet, un enfant tombe 2000 fois avant de savoir marcher…

Pourtant à la naissance, il a de façon innée le mouvement de la marche mais il n’y parvient pas.

Chaque chute et chaque effort pour se relever vont venir renforcer ses muscles, les modeler pour qu’ils aident à trouver suffisamment d’équilibre pour parvenir à se déplacer sans peine.  

Maintenant j’ai plusieurs questions pour toi :

Connais-tu un seul enfant (n’ayant pas d’impossibilité mécanique) qui dirait après une chute : bon les gars, je renonce, la marche…  c’est pas pour moi ! Personnellement, je n’en connais pas…

Connais-tu un seul enfant qui se soit plaint de toutes ses expériences passées ou qui reste sur les difficultés qu’il a dû traverser ? Personnellement, j’ai plutôt vu une immense joie puis immédiatement l’envie de relever les défis suivants : marcher en arrière puis courir puis sauter ! Sans compter ensuite, le vélo, la natation, conduire une voiture… j’arrête parce que c’est sans fin !

Toi qui marches depuis longtemps maintenant, te rappelles-tu combien cela s’est avéré difficile, douloureux parfois, long, fastidieux d’apprendre à marcher ? Certainement non, car marcher t’est devenu tellement naturel, que la question ne se pose même pas…

Des maitres

L’apprentissage est naturel chez l’enfant. Il devient problématique chez l’adulte.

Celui-ci a tendance à refuser les expériences nouvelles ou les apprentissages trop longs, là où l’enfant a un véritable plaisir d’apprendre.

Celui-ci voit un peu trop ses difficultés et ses manques là où l’enfant se laisse porter et transporter par une énergie d’exploration et de possibilités.

Celui-ci se trouve coincé dans ses limites là où l’enfant est impatient de les dépasser et de gagner en liberté.

En coaching de vie

Quel rapport avec le coaching de vie me direz-vous ? Combien de fois avons-nous eu envie de renoncer ?

A la énième personne à qui on explique ce qu’est le coaching de vie et qui ne comprend pas.

A la énième personne qui critique le coaching de vie.

Au énième moyen expérimenté pour développer son activité et que celle-ci comporte toujours des hauts et des bas.

Au énième investissement qui ne laisse qu’un vide pécuniaire.

A la énième communication qui n’apporte pas ou plus les résultats escomptés. 

Naitre, apprendre, comprendre, avancer, stagner etc.

Je te propose d’imager par un exemple personnel.

Du moment où j’ai commencé à communiquer sur les réseaux sociaux jusqu’à aujourd’hui, je suis passée par plein de phases. C’était entièrement nouveau pour moi…

Je viens de naitre à la communication sur les réseaux !

En mode « moue boudeuse » : j’ai pas envie… les réseaux sociaux c’est pas pour moi…

En mode, « allez, donne-toi les moyens » ! J’ai trouvé cela tellement fastidieux que j’ai suivi une formation pour m’aider à structurer ma communication.

Voilà qu’on m’invite à établir un agenda des parutions et d’être régulière… soupirs… Je le vis comme une contrainte !

J’apprends.  

Mon enthousiasme de la découverte du début faiblit… Bon… en même temps, c’est un outil gratuit utile pour la visibilité. En mode, « je traine des pieds »…

Un jour, les choses commencent à devenir plus fluides et là tout devient simple ! Mais je suis encore dans un mode « devoirs à faire ».

J’expérimente et ce faisant j’affine pour aller vers ce qui me convient réellement.

Je commence à comprendre.

Puis vient l’IA en renfort pour reformuler les textes que je lui donne. Et là, ce qu’elle me propose de ne me convient pas mais elle m’ouvre vers de nouvelles formulations et ma créativité surenchérit ses propositions.

Je vis cela comme un nouvel élan dans la façon de raconter, de formuler, de structurer.

J’avance à grands pas !

Au fur et à mesure du temps, je teste différentes approches :  des posts très commerciaux, plus perchés, plus artistiques etc.  Je suis toujours en train de découvrir, d’avancer, de peaufiner.  

Et là patatras ! A force d’écrire si souvent, je peine à me renouveler…  ma créativité redevient poussive.

Je stagne…

Pour en arriver à aujourd’hui où je rédige les posts qui me ressemblent, sans contrainte particulière.

C’est reparti !

Ce fameux calendrier m’est devenu une aide précieuse surtout quand j’ai moins de temps ! Car je ne le nourris plus à heure fixe mais au fur et à mesure de ce que je vois, entends, ressens.

Tout ce vécu s’est ancré, intégré et tout devient plus facile et ludique… plus naturel.

Je n’ai jamais perdu de vue mon objectif qui va bien au-delà de celui de ma visibilité. Je n’ai pas perdu de vue mon élan originel.

Je n’ai pas compté le nombre de chutes, mais ce qui est certain, c’est que niveau communication, j’ai gagné en légitimité, en confiance, en clarté… et que cela s’entend jusque dans ma façon de présenter mon métier en dehors des réseaux sociaux.  

Pour terminer

Toi qui lis, as-tu remarqué comme le fait d’avancer en expérience finit par nous faire croire qu’on ne tombera plus ? Quelle erreur !

Car chaque début est une naissance. Tomber 2000 fois est un processus, qui permet de renforcer, d’intégrer, d’approfondir, de peaufiner.

Qu’il s’agisse de nos clients ou de nous-même, qu’est-ce qui nous pousse à aller dans une direction ou une autre ?  Un désir de réparation ? Un effet de mode ? Un besoin de compensation ?

Si c’est le cas, une fois la réparation effectuée, une fois la mode passée, une fois la compensation vécue mais sans résoudre, que reste-t-il ?

Ce n’est pas suffisant pour tomber 2000 fois et avoir la force et l’élan de continuer malgré les obstacles qui ne manqueront pas. Devant les montagnes russes qui font partie de tous les projets. Devant les chutes et les pentes plus raides à certains moments.

Il est important d’aller chercher nos besoins profonds car, comme pour nos clients, ils sont l’élan qui maintient le mouvement quel que soit l’environnement.

Rappelle-toi… 

Tu es déjà tombé.e 2000 fois et n’en as gardé aucun souvenir !

Patricia Verneret, coach de vie, superviseuse FCV

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