Prendre un nouveau départ

Publié par FCV le

Sébastien B. quadragénaire « cadre actif et dynamique » comme il se plait à se définir est arrivé à la première séance de coaching de vie abattu et replié sur lui-même. « J’ai le moral à zéro et je ne comprends pas ce qui m’arrive » confie-t-il. Quelques jours avant et à 48 heures d’écart, deux informations majeures tonnent dans son quotidien jusqu’alors préservé : son licenciement après 10 ans passés dans un grand groupe industriel international et l’annonce d’un problème de santé, certes pas majeur mais suffisamment préoccupant pour « qu’il envisage de changer son mode de vie » dixit son médecin.

« Prendre un nouveau départ, reconsidérer ma carrière, peut-être même mes priorités, c’est ce que je suis venu chercher auprès de vous » précise-t-il. Sa voix est sans tonicité, son discours peu convaincant. « Mais je n’ai plus d’énergie ! » évoque-t-il. Il vit sa situation comme « un échec généralisé, une vie en déroute ». Il subit le vertige du basculement, le syndrome de l’échec.

Cependant Sébastien B. est là, devant moi, venu chercher quelque chose, espérant le trouver dans la mission de coaching de vie qu’il engage. Non sans défaitisme, avec des propos limitants pour ne pas dire démoralisants. Et pourtant, une partie de lui-même trouve le courage et le désir d’être « épaulé » comme il le dit, puis complète rapidement en me fixant droit dans les yeux « vous êtes ma planche de salut ! » avec presque une voix d’enfant, contraste saisissant de la part d’un homme à l’apparence physique solide du haut de ses 1,85 m environ !

Sébastien B. se lâche et exprime son « être en défaillance » et revient en boucle sur son image, sur sa situation de vie qu’il juge comme un échec. « Je me sens honteux et j’esquive mes amis ». Indiscutablement, le rapport à lui-même est dévalorisant. Sébastien B. semble même prendre un plaisir malsain à alimenter son sentiment d’échec. C’est un homme devenu fragile.

Accompagner Sébastien B. avec tact et considération sur ce qui a encore du sens pour lui nécessite qu’il enclenche un processus « de désappartenance et de déliaison » vis-à-vis de certains de ses conditionnements psychologiques et relationnels antérieurs.

Prendre un nouveau départ n’est possible qu’après avoir réalisé le deuil de certains bénéfices secondaires d’une ancienne vie. Cela suppose une rupture avec certaines représentations et attentes. Et ensuite de reconsidérer avec attention ce qui est de l’ordre de la nécessité intérieure, de ce qui est juste. Prendre un nouveau départ oblige à une discontinuité, à un écart, à poser un autre regard sur des besoins présents, jusqu’alors non identifiés. La spirale du nouveau départ est possible à certaines conditions notamment celles de recontacter un élan de vie, d’accueillir et d’accepter de nouveaux désirs, attentes, besoins mais aussi cette puissante nécessité intérieure qui pousse et ouvre une dynamique de remise en projet et de rendre possible ce qui, jusqu’à présent, n’était même pas envisageable.

Après quelques séances de coaching de vie et à son plus grand étonnement, Sébastien B. retrouve une énergie porteuse, contacte des besoins jusqu’alors ignorés et se sent dans une nouvelle dynamique. Son objectif de vie s’élabore, se pose et se valide. Il prévoit des objectifs intermédiaires, se donne les moyens de ses actions et se présente avec une assurance retrouvée mais aussi et surtout « un quelque chose de pacifié et de serein en lui ».

Huit mois plus tard, Sébastien B. réalise son objectif de reconversion : il veut devenir ferronnier d’art et créer des objets de décoration intérieure. Il suit stage après stage, se perfectionne, « fait son tour de France auprès d’artisans » et quinze mois plus tard, il s’installe dans un village breton, commence à exposer ses créations, développe des réseaux professionnels pour diffuser sa production. « J’ai divisé par 4 mon niveau de vie mais j’ai augmenté par 10 mon plaisir de vivre ! Prendre un nouveau départ n’est pas qu’une formule abstraite. Ma vie aujourd’hui est certes financièrement différente, plus hasardeuse mais tellement plus joyeuse et épanouissante. Et au risque d’alimenter un cliché, je peux dire que ma vie est plus authentique, plus vraie. L’accompagnement par un coach de vie a été déterminant ».

Roger DAULIN

Ecol’COACH

Organisme de formation au métier de coach de vie

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