Le coaching de vie, c’est un métier ???

Publié par FCV le

Le coaching de vie, c’est un métier ???

« Tu fais quoi comme travail ?

-Je suis coach de vie.

-C’est un métier ça ? On entend tellement de choses ! Je me méfie…»

Il est temps d’éclairer les lanternes pour comprendre les différentes appellations que tout le monde peut entendre : métier-pas métier ; légal-pas légal ; professionnel-pas professionnel…

Nous vous proposons, pour plus de clarté, une métaphore. Le coaching est une grande famille. Dans cette grande famille, des valeurs sont communes dont la relation d’accompagnement. Ensuite, ce qui nous différencie les uns des autres, c’est l’approche.

Pour la FCV *,  le coaching de vie est un accompagnement qui concerne tous les environnements : sphères privées tout autant que structures professionnelles (entreprises, associations etc.). La FCV regroupe les différents domaines professionnels sous une seule appellation : coaching de vie. Un(e) coach de vie a suivi une formation spécifique et certifiante en coaching. Ces professionnels doivent pouvoir présenter sur demande leur certification en coaching.

 Voici le nom de famille : « le coaching de vie ».  Nous allons donc ajouter des prénoms.

Et du point de vue de la règlementation ?

Le coaching de vie est un métier légal

On ne peut plus laisser dire que le coaching de vie n’est pas un métier reconnu ou légal. Il n’est pas  règlementé, tout comme la plupart des métiers du domaine du bien-être. Ce qui n’empêche nullement d’exercer légalement son activité professionnelle en libéral.

Nous sommes encore dans une société qui prône les hard skills – “compétences techniques – sciences dures ou autres”. Le coaching de vie contribue au développement et à l’utilisation des soft skills – “compétences humaines, relationnelles- savoir-être- etc.” ; il s’agit de passer de la notion de « compétence acquise » à « utiliser et matérialiser son potentiel et ses ressources ». Le coaching de vie fait partie des nouveaux métiers précurseurs des changements de posture : Il est temps de passer de la performance à l’efficience.

Et dans les faits ?

La notion de métier suppose l’acquisition d’un savoir-faire, d’un savoir-être et d’une pratique. Cela suppose une nomenclature regroupant des tâches et des modalités recensées, structurées, mais aussi l’existence de valeurs et une éthique sans cesse questionnée, dont le tout constitue une approche spécifique. A cela s’ajoute l’existence de formations, de cursus pédagogiques et l’acquisition de fondamentaux dédiés à l’exercice de ce métier.

Autre élément venant concourir à la notion de métier : la constitution de réseaux. Il devient nécessaire pour les personnes exerçant une pratique professionnelle de se regrouper et d’institutionnaliser un existant. C’est ainsi que des associations, des syndicats et des fédérations se créent pour définir, positionner, faire reconnaître, voire le cas échéant, défendre ce qui est devenu au fil des étapes, un métier. Ils se regroupent en vue de témoigner d’une déontologie et d’une éthique propre à leur métier.

Le coaching de vie est un métier classé (fiche pôle emploi) dans le domaine du bien-être et du développement personnel.

Profession du bien-être ? Un peu d’histoire…

Le professionnel du bien-être a pour mission principale l’amélioration et le perfectionnement du quotidien en proposant un service axé sur la détente, le développement personnel et la gestion du stress. … De nombreux métiers permettent de parvenir à ce bien-être. Le développement personnel est une activité économique qui se déploie en 2 axes : le service aux particuliers et le service aux institutions et aux entreprises.

Les démarches centrées sur le développement personnel sont principalement issues du courant de la psychologie humaniste, qui vit son essor aux États-Unis dans les années 50 à 60, en Europe dans les années 60 à 70. Ce courant, axé sur l’épanouissement de la personne, tentait d’échapper à ” l’impérialisme analytique ” qui régissait alors toute tentative thérapeutique ou de changement personnel et prétendait s’adresser à tous ceux qui étaient en recherche d’un mieux-être sans pour autant se considérer comme « malades ».

« J’appelle pour ma part développement personnel toute démarche de changement dans laquelle je prends le risque de m’ auto responsabiliser, en vue de remettre en cause – pour en comprendre le sens et pour dynamiser autrement mes façons d’être – mes modes de pensée, mes croyances, mes certitudes et mes comportements au quotidien.»  Jacques Salomé (psychosociologue).

Légitimité et reconnaissance

A chaque fois qu’un nouveau métier émerge, il se trouve en difficulté de trouver sa place parmi les professions déjà existantes (législations) : comment être reconnu si le métier qu’on exerce n’est pas encore reconnu par un cadre légal ? Quelle légitimité  est la sienne vis-à-vis de son éventuelle clientèle ?

Alors, on se regroupe pour faire entendre sa voix : mon activité professionnelle est « quelque chose » de sérieux ! Je n’existe professionnellement que si on me reconnait une compétence et un savoir faire…  

Les accusations sont souvent fondées sur des rumeurs et une méconnaissance des règlementations et de l’évolution des métiers et du monde.

Certains professionnels réclament un dispositif législatif règlementant l’exercice du coaching.

Cette volonté pousse à tout mettre en œuvre pour permettre de faire « le tri », pour être reconnu, pour permettre au public de faire la part des choses. Pour ce faire, la démarche est de sauvegarder l’existant en mesurant, quantifiant, segmentant. Il s’agit d’apporter des éléments de preuve d’acquis et de sérieux. Ils souhaitent la reconnaissance d’un cadre légal, quitte à poser des conditions qui deviennent des obligations et limitent les possibilités d’adaptation  et d’évolution d’un métier. Cela restreint la liberté, le libre-arbitre et la responsabilisation des professionnels envers leurs pratiques.

Ce formatage peut vite atteindre ses limites dans l’exercice du métier de coach de vie et étouffer ses capacités d’évolution. Le coaching de vie n’échappe pas à ce diktat.

Quel est le rôle de la FCV dans ce cas précis ?

La question que pose la FCV est : le coaching de vie peut-il être reconnu au niveau du public sans être règlementé ?

Si non : comment rester vigilant sur les conditions qui permettent l’officialisation sans qu’elles ne deviennent une prison car trop sclérosantes ?

 Si oui : quelles sont les avantages à ne pas entrer dans une phase de règlementation ?

Les particularités du coaching de vie tel que le conçoit la FCV demandent une profonde réflexion sur ce sujet (https://www.federationcoachingdevie.org/coaching-de-vie ).

Les membres fondateurs ont créé la FCV parce que le coaching de vie n’était pas considéré à sa juste et pleine dimension comme un métier-profession aux yeux des autres formes de coaching déjà présentes en France. Comme expliqué précédemment, le coaching de vie est un métier reconnu légalement… Et nombreux sont les coachs de vie en activité !

Le coaching de vie, tel que nous souhaitons le pratiquer, gardera-t-il ses fondements, son humanisme, son éthique et ses valeurs s’il se trouve dissout au milieu de règles de plus en plus normatives ?

Il ne faudrait pas, sous prétexte de vouloir réglementer le coaching de vie, qu’il en perde son âme et de ce fait, l’existence au bout de quelques années…

Le débat est ouvert…

Quel sera le rôle de la FCV dans ce cas précis ?

 Se positionner clairement sur les valeurs du coaching de vie, rester vigilante sur les dérives possibles, et permettre aux coachs de vie (être vus, entendus et soutenus) de garder le choix d’exercer leur métier comme ils souhaitent le pratiquer :

Le coaching de vie est un métier qui prend toute sa place et qui fait sens dans le monde d’aujourd’hui !

Texte : les membres du CA de la FCV


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