LE COACHING DE VIE : un dispositif de croissance par l’autonomie

Publié par FCV le

LE COACHING DE VIE : un dispositif de croissance par l’autonomie

 

La recherche d’autonomie est un vrai sujet pour nombre de personnes. Et de constater que chaque demande d’autonomie envisagée, espérée et convoitée est différente. Pour l’une, ce sera « d’avoir son mot à dire et d’être entendue », pour une autre « de respirer enfin ! » et pour une troisième « d’être en situation de choisir sa destinée »… Il existe autant de forme d’autonomie que de personnes pour la revendiquer ! Il est clair qu’une autonomie absolue est inatteignable (existe-t-elle d’ailleurs ?) et qu’il ne peut y avoir qu’une autonomie relative, propre à chaque sujet, là où il en est de son parcours et de ses besoins. Comment le coaching de vie se positionne face à ce concept, somme toute complexe, et si souvent  posé comme un paramètre important dans la constitution d’un objectif par les personnes coachées ?

Mais qu’est-ce que l’autonomie ? Est-ce se débrouiller seul sans aucune action aidante venant de l’extérieur ? Est-ce une forme d’autosuffisance ?

En réalité, l’autonomie, quel que soit son degré est une compétence, inscrite nécessairement dans une relation à l’autre consciente, assumée, sécure et qui dote la personne d’un certain libre-arbitre dans la conduite de sa vie. Si la présence de l’autonomie dans le quotidien valide un certain développement de la personne, cela n’indique en rien qu’il s’agisse d’un état durable et surtout définitivement acquise.

L’autonomie est une conséquence à un processus de discernement, d’expérimentation et d’intégration. Devenir autonome n’est pas sans péril ! C’est un processus qui questionne en premier lieu, la place occupée par la personne et la nature des liens entretenus avec son entourage. Sujet aussi composite que délicat car toute interaction avec un entourage interroge les conditionnements existants, les croyances et les injonctions récurrentes.

Être autonome, c’est être en mouvement dans un cheminement qui ne s’achève jamais. Qui dit cheminement, dit étapes successives, ce qui implique des choix donc des ruptures et des deuils. Qui dit autonomie, dit également le repérage de besoins fondamentaux à exprimer et à réaliser.

Grandir et devenir autonome passent par une évolution et un changement identitaire. Cela suppose abandonner certains bénéfices secondaires, c’est-à-dire des attitudes, des comportements, des répétitions devenus au fil du temps inconfortables, inadaptés, et pourtant toujours influents. Devenir autonome, c’est accepter que des attachements anciens lâchent pour que l’énergie ainsi dégagée se réinvestisse dans de nouveaux modes de relation avec soi-même et les autres.

L’autonomie se définit par des choix intérieurs évolutifs en interdépendance avec un environnement le plus souvent mobile, complexe et paradoxal. L’autonomie ne se définit pas comme un état inaltérable et stationnaire. Il s’élabore sans cesse, donnant quelque fois la sensation qu’il se construit autant qu’il se détruit. L’autonomie est un mouvement toujours relatif, en recherche, en acceptation de ce qui est, toujours en questionnement, en adaptation…

Qu’est-ce qu’être autonome ? Selon Kant, « une personne est autonome lorsqu’après avoir mené sa réflexion, elle choisit volontairement et librement de se comporter et d’agir de la façon la plus juste, par et pour elle-même, en respectant la présence des interactions présentes avec son entourage ». C’est pour cela que l’autonomie reste une conception personnelle de la liberté comme espace d’indépendance négociée. Gérald Dwarkin écrit à ce sujet : « l’autonomie s’appuie sur la réflexivité, c’est-à-dire un processus conscient, articulé et explicite ».

Que retenir, en tant que coach de vie, à ce propos ?  Trois éléments caractérisent le concept de l’autonomie et que nous véhiculons généralement dans la pratique de l’accompagnement et plus précisément, dans l’élaboration de l’objectif de vie :

  • La faculté de choisir par soi-même.
  • La capacité d’agir et de mettre en œuvre sans l’intervention notable d’un tiers.
  • Disposer des ressources, moyens et compétences nécessaires à la réflexion et à l’action envisagée.

Dès lors qu’une personne adhère au fait d’être accompagnée (et non pas assistée), c’est-à-dire de rechercher des réponses et des solutions par elle-même, en bénéficiant de la simple présence d’un témoin bienveillant (accompagnant et pas aidant), l’autonomie est en marche ! Être autonome, c’est être en relation en mode adulte, responsable, impliqué et humble. Cela passe par être en communion avec ce que la personne est au fond d’elle-même et… de se laisser gagner par la dynamique de l’autonomie.

Roger DAULIN

Ecol’COACH

Organisme de formation au métier de coach de vie

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