Coaching de vie et psy... thérapies

Deux voies distinctes !

Thérapie ou coaching de vie : deux voies distinctes pour évoluer, mais qu’est-ce qui les différencie ? Quelles sont leurs complémentarités ?

Face aux défis de la vie, deux approches offrent un soutien adapté : la thérapie et le coaching de vie. Si toutes deux visent à faciliter l’évolution personnelle, elles reposent sur des positionnements, des postures, des approches et des finalités distinctes.

La thérapie aide à comprendre et à traiter des souffrances et/ou des blessures physiques ou mentales, tandis que le coaching de vie accueille la personne, avec ses forces et ses faiblesses, et l’accompagne telle qu’elle est, à atteindre des objectifs concrets en mobilisant ses potentiels et ses ressources.

Différencier ces pratiques est essentiel pour choisir la démarche la plus en adéquation avec ses attentes et ses besoins.

Positionnement, Posture,
Cheminement et Objectif 

Comprendre la différence entre thérapie et coaching de vie : une question de positionnement, de posture, de cheminement et d’objectif !

La thérapie repose sur une posture d’aide et de soin visant à comprendre et traiter des souffrances psychiques, mentales et relationnelles. Le thérapeute, avec son expertise clinique, guide le patient à travers une exploration de ses émotions, pensées et comportements pour lui permettre de surmonter ses difficultés. Et d’apporter des réponses à ses « pourquoi ». Il est question alors d’un mieux-être à vivre…

Le coaching de vie, quant à lui, se distingue en premier lieu par une posture d’accompagnement. Mais qu’est-ce qu’accompagner veut dire ?

On développe

Il s’agit d’être aux côtés d’une personne dans son questionnement, dans son évolution, sans imposer une direction ou chercher à résoudre des problématiques profondes mais pour offrir un cadre de réflexion, d’introspection et de progression en vue de mettre en œuvre des moyens personnels afin de réaliser un objectif de vie.

Le coaching de vie s’appuie sur le principe que la personne possède en elle les ressources nécessaires pour avancer et qu’elle peut en mobiliser certaines afin d’incarner des choix, des décisions et un objectif de vie, en étant accompagnée dans sa démarche.

La posture est donc fondamentale : l’accompagnant coach de vie n’intervient pas « sur et pour » la personne mais avec elle, dans une démarche d’adulte à adulte, de sujet à sujet, d’Être à Être, dans un cheminement fondé sur le respect de l’altérité, de la responsabilité et de l’accueil inconditionnel.

Cet accueil inconditionnel implique d’accepter la personne coachée telle qu’elle est, dans ses forces comme dans ses fragilités, sans chercher à orienter son parcours selon des attentes extérieures. Cela permet à la personne « cliente » de cheminer en toute liberté, avec un cadre qui soutient sans contraindre.

En d’autres termes, accompagner, ce n’est pas intervenir sur quelqu’un, mais être avec lui dans un respect profond de son unicité, de sa singularité et de sa capacité à s’auto-déterminer.

Quand les mots éclairent les métiers

Derrière les mots « coach », « accompagnant », « thérapeute », « psychologue » ou « psychiatre », se cache une diversité de postures, de missions, et de responsabilités.

Certains accompagnent, d’autres aident, d’autres encore soignent.

En explorer l’étymologie, c’est révéler les intentions profondes de ces métiers, et redonner du sens à des termes que l’on emploie parfois sans nuance.

Une plongée éclairante dans le langage de la relation humaine.

En ce qui concerne les termes
« accompagnement et coaching de vie »

Le verbe « accompagner » vient du latin « companionare », lui-même dérivé de « companionem » qui signifie « celui avec qui l’on partage le pain » (cum= avec, panis = pain). Dès l’origine, il exprimait l’idée d’une présence bienveillante et d’un partage, sans notion de direction ou de contrôle.

Dans le cadre du coaching de vie, cette étymologie prend tout son sens : accompagner quelqu’un, ce n’est pas lui indiquer un chemin tout tracé ni lui imposer une solution, mais être à ses côtés, en présence, dans le respect de son altérité et de son libre-arbitre.

De son côté, le mot coaching trouve son origine dans l’anglais coach, qui lui-même dérive du français coche, désignant une voiture tirée par des chevaux utilisée pour le transport des voyageurs. Le Petit Robert définit le coaching comme la préparation et l’accompagnement dans un cadre sportif, mais le terme s’est largement étendu à d’autres domaines comme le développement personnel et professionnel.

Toujours Le Petit Robert précise que ce terme désigne plus généralement un « accompagnement dans l’accomplissement et la réussite de projets »

Le coach de vie n’agit pas comme un thérapeute cherchant à traiter une souffrance psychique ou physiologique ; il crée, grâce à un cadre référentiel assumé, un espace d’écoute et de réflexion où la personne peut mobiliser à son rythme ses propres ressources pour avancer là où ses besoins profonds l’orientent.

La personne coachée reste maître de ses orientations et de ses décisions. Cela s’oppose à une posture d’aide et de portage déclinée par un thérapeute, où l’intervention vise à soulager, à soigner ou transformer des schémas de pensée par exemple.

En somme, accompagner, dans le coaching de vie, c’est être en présence, soutenir sans imposer, et offrir un cadre sécurisé où la personne peut pleinement exercer sa responsabilité.

En ce qui concerne
le terme « thérapeute »

Etymologie -Thérapeute : Emprunté du grec therapeutês « qui prend soin des malades » lui-même dérivé de therapeuein « soigner les malades ».

Source https://www.dictionnaire-academie.fr/

En 1846 le terme thérapeute désigne « la science du traitement médical des maladies » en vue de guérir, de traiter médicalement.

Source : www.etymonline.com

Définition – thérapeute :

  • Un thérapeute, dans sa mission essentielle incarne la personne chargée de traiter un patient en utilisant des techniques et des approches spécifiques relevant de la thérapie. Autrefois le terme de thérapeute était attribué principalement aux médecins. Mais de nos jours, il est plus fréquemment précédé d’un préfixe indiquant une spécialisation reflétant ainsi la diversité des domaines de thérapie tels que : psychothérapeute, physiothérapeute, art thérapeute, kinésithérapeute, etc.

Source : mon-psychothérapeute.com

  • Autre définition : Professionnel de santé chargé de soigner les maladies physiques ou mentales. Spécifiquement, en psychothérapie par exemple, le professionnel intervient dans le traitement des troubles psychiques ou comportementaux.

Source : www.lalanguefrançaise.com

Pour éviter les confusions, il est à noter qu’il existe 2 grands types de « psy »: le psychiatre (ou pédopsychiatre) et le psychologue.

Source : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F34917 

Le psychiatre est un médecin spécialisé. Il est donc spécialement formé à établir un diagnostic et à prescrire des médicaments dont les psychotropes (antidépresseurs, anxiolytiques, neuroleptiques, somnifères, etc.). Les soins peuvent aussi passer par la parole et l’écoute.

Le psychologue est un diplômé universitaire, mais pas un médecin. Il ne peut donc pas prescrire de médicaments. Il existe de nombreuses spécialisations en psychologie en fonction des tranches d’âge (psychologue pour enfant, spécialiste des troubles du vieillissement…), d’un champ d’activité (psychologue du travail, psychologue scolaire…), etc.

Une précision supplémentaire : le psychanalyste et le psychothérapeute peuvent être psychiatre ou psychologue, mais pas obligatoirement.

Le coaching de vie et la thérapie,
c’est la même chose !

Faux !

Le coaching de vie facilite l’atteinte d’objectifs de vie -ou situations de vie- en lien avec les besoins vitaux non satisfaits des personnes accompagnées, alors que la thérapie traite des souffrances psychiques, physiologiques et comportementales issues du passé.

Cependant le coaching de vie a des effets secondaires… thérapeutiques !

Dans le sens où il y a un mieux-être de par les prises de conscience inhérentes à l’accompagnement, le sentiment d’être encore plus soi-même dans ses choix et ses actes.

Un coach de vie peut traiter des traumatismes et des troubles psychologiques : NON !

 Le coaching de vie ne remplace pas une thérapie et ne se substitue en aucun cas à un travail clinique.

Le coaching de vie est moins « sérieux » et moins profond que la thérapie : PAS DU TOUT !

Un coaching de vie repose sur une posture exigeante, un cadre référentiel rigoureux, un dispositif relationnel précis (demande-besoin-objectif de vie- réalisation – consolidation), sur une présence bienveillante, sur un accueil inconditionnel, et sur un accompagnement des besoins profonds de la personne, sur les bases d’une relation d’adulte à adulte.

Peut-on être coach de vie
et thérapeute ?

Un même professionnel peut être à la fois thérapeute et coach de vie, mais il ne peut pas exercer ces deux rôles simultanément avec une même personne. Cela implique une grande clarté dans la posture, une éthique claire et un discernement sur les limites de chaque rôle.

Si une personne exerce ces deux métiers, il est essentiel qu’elle distingue les cadres d’intervention afin d’éviter toute confusion entre les deux approches. Lorsqu’un professionnel porte ces deux casquettes, il doit être transparent avec ses clients -ou patients- et s’assurer que le cadre thérapeutique ne se mêle pas au coaching de vie et vice-versa.

L’enjeu est donc de préserver l’intégrité de chaque discipline pour proposer un contexte relationnel adapté aux besoins de la personne -cliente ou patiente selon que l’on est coach de vie ou thérapeute- !

Maela Paul

Plusieurs penseurs et chercheurs ont exploré la distinction entre aide et accompagnement, entre thérapie et coaching de vie.

Dans cette rubrique, nous choisissons de mettre en avant les travaux, la pratique et l’enseignement de Maela Paul.

Maela Paul a largement contribué à la conceptualisation de l’accompagnement en tant que posture professionnelle distincte de l’aide.

Même "terrain de départ",
autre approche

Évidemment tout dépend du parcours de chacun.e.

Les métiers évoluent sans cesse dans leur façon de s’exercer.

Les différences citées ici sont les plus souvent remarquées

A retenir

Pour imager, la blessure : le thérapeute aide à soigner une blessure intérieure, tandis que le coach de vie accompagne la personne à se rencontrer, à se (re)trouver, pour avancer en conscience en mobilisant l’ensemble de ses ressources et de son potentiel, avec plus de confiance et de discernement, en vue de réaliser son objectif de vie qui fait sens pour elle.

Thérapeutes et coachs de vie peuvent explorer les mêmes sujets… mais pas avec les mêmes lunettes ! 

Là où le thérapeute soigne la blessure et travaille sur le problème, le coach de vie, lui, accompagne la personne pour qu’elle explore par elle-même le besoin profond qui se cache, parfois bien dissimulé, derrière une demande en apparence banale.

Chers coachs de vie, inutile de s’exclamer : « Ouh là, « ça » c’est pour les thérapeutes ! » et de dégainer le renvoi automatique.

Le coaching de vie ne fuit pas le symptôme : il l’intègre dans une vision plus large, plus globale et l’utilise comme levier. C’est une porte d’entrée vers une exploration des perspectives, un mouvement intérieur qui invite à interroger la part de soi qui demande à être comblée, ses aspirations, ses désirs enfouis…

Le coaché amorce alors une transmutation : il (re)trouve les ressources en lui, reprend le pouvoir sur lui-même, et engage une transformation profonde. Ce processus d’alignement entre ses besoins profonds, ses émotions et ses actions peut même transcender le sujet initial, révélant ainsi une dynamique de croissance et de liberté.

Bref, même terrain de jeu, mais des règles différentes. Et c’est justement dans cette différence que la complémentarité entre thérapeutes et coachs de vie prend tout son sens.

La complémentarité

Si le thérapeute explore le passé de son patient jusqu’à son présent, le coach de vie quant à lui, reçoit son client, l’accueille et l’accepte inconditionnellement tel qu’il est, là où il en est dans son présent et l’accompagne dans la réalisation de ses besoins profonds, de ses aspirations les plus essentielles jusqu’à ce qu’il se sente en capacité de se projeter et d’incarner dans son propre futur, un avenir aligné avec ses aspirations les plus profondes.

Thérapie et coaching de vie sont complémentaires : la première libère par exemple des blocages psychologiques en explorant le passé, tandis que le second permet d’avancer vers son objectif de vie, en tenant compte de ses besoins profonds, et en mobilisant ses ressources présentes et celles qui se révèleront dans son futur.

Il n’est pas rare qu’une personne suive en parallèle ces deux démarches.

Ce qui différencie le thérapeute et le coach de vie crée finalement leur complémentarité !

Les besoins profonds

Les neurosciences éclairent magnifiquement la connexion entre le cerveau et les besoins fondamentaux de l’être humain. Elles révèlent que nos aspirations les plus profondes ainsi que les besoins vitaux comme le besoin de sécurité, d’amour, de sens et de réalisation, sont inscrits dans nos circuits neuronaux et influencent nos pensées, nos émotions et nos comportements.

Les études en neurosciences révèlent que donner du sens à sa vie active des régions cérébrales associées au plaisir et à la motivation. La vision d’un objectif clair et aligné avec nos valeurs ainsi que sa réalisation renforcent l’épanouissement personnel.

Grâce à la neuroplasticité, nous avons la capacité de dépasser nos schémas limitants, de nous réinventer et de nous connecter à notre essence profonde. Notre cerveau est capable de s’adapter et de se réorganiser tout au long de la vie. Rien n’est jamais figé. Tout peut être réinventé en fonction de notre évolution intérieure.

En conclusion, les neurosciences confirment que répondre aux besoins profonds de l’Être n’est pas un luxe, mais une nécessité. Elles nous rappellent également que nous sommes un tout : chaque pensée, chaque émotion et chaque sensation physique sont interconnectées. Un accompagnement holistique, qui prend en compte le corps autant que l’esprit, permet une transformation profonde et durable.

Ressources de la FCV

Pour aller plus loin

Bien sûr, vous avez les nombreux articles mais aussi les podcasts à votre disposition sur le site de la Fédération de Coaching de Vie. Notre blog

Et un livre suggéré :

Penser et pratiquer l’accompagnement par Gérard Wiel et Georges Levesque Ed Chronique Sociale

Différences entre psychologue, psychiatre et psychothérapeute :

Exemples de thérapies : https://www.la-clinique-e-sante.com/blog/therapie-sante/psychotherapie-bienfaits

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